Marché potier de Crillon Le Brave

Marché potier de  Crillon Le brave

Crillon Le brave

Crillon Le brave ne demande pas son reste en matière d’art et d’architecture. Ses façades sont parfaitement rénovées, et par delà son marché potier, Crillon Le Brave défie le Mont Ventoux, majestueux, presque insolent avec son crâne chauve. La nature a beaucoup à offrir à ce patrimoine et l’on médite encore mieux à travers l’art de la poterie.Grand invité en ce w-end du 19 août. Alors je papillonne, au fil du dégradé qui s’ étend à perte de vue en rose velouté, rouge tannique, vert tonique, la céramique se décline en cascade fougueuse, en terre cuite ou au tempérament plus argileux, mugs, coquetiers, saladiers profonds et accueillants invitent aux ripailles…

Dire que ce village fut pratiquement voué à l’abandon en 1960, et certaines ruines, devenues dangereuses, rasées.

par delà les coteaux et une langue de plaine…

De nos jours,il suffit de gravir le raidillon qui mène au promontoire de ce relais et château, tout en haut du vieux village, face à la place de l’église pour arpenter un dédale de vieilles pierres et de couloirs. On s’y perd volontiers, de marches en lierre, de fleurs en céramiques, un lieu de charme. Un petit air de Byblos tropézien à la sauce vauclusienne, l’hôtel Crillon le Brave, une oasis minérale plantée dans un camaïeu de vert.

Crillon-le-brave accueille pour sa cinquième année, le marché des potiers sur la place de la mairie en ce week-end aoûtien.
Une occasion de passer un moment agréable et festif, de découvrir un village perché adossé au Ventoux et de pénétrer dans l’univers de la terre, de l’argile et des ocres, un artisanat haut en couleurs, en originalité et en qualité.

34 potiers de la région et d’ailleurs vous étonneront par leur créativité et la variété de leur travail, alliant tradition et modernité. Œuvrant tous pour le rayonnement de la céramique de création, ils ne présenteront que des pièces triées sur le volet. Toutes les techniques seront représentées, le grès, la porcelaine, le raku, la faïence et la terre vernissée, déclinées en sculpture, vaisselle, bijoux et objets de décoration pour la maison.

 

 

 

 

 

Signé Mathilde !

Signé Mathilde !

Signé Mathilde ! Deux mots-clés qui donnent le ton tout au long de cette histoire. Les péripéties s’enchaînent.les unes après les autres. Une myriade d’événements et de saynètes musicales vont bousculer chacun des personnages de ce roman, Annie, Gaufrette, Typhon, Marx et Bnf, Andy et Warhol, Luc, Federico, Gilbert, Crincrin, Simon le toubib et Léontine ! C’est pas un nom de chien !
Ferté, Thibert de la Ferté, avocat, doté d’un égotisme total et secrètement amoureux de sa boss, Clotilde Andrieu, l’unique héritière de ce bâtiment.
C’est une tradition dans l’immeuble. Tout le monde offre un petit cadeau aux autres locataires. Jamais rien de coûteux ou de trop démonstratif mais une gentille attention, une façon de dire que leur communauté de pensée se joue des exclusions qui fleurissent ces derniers temps.

Signé Mathilde !

 

Comme tous les ans, Mathilde offre le plus beau de ses cadeaux à Federico et le bel italien lui renvoie invariablement l’ascenseur. Les paris vont bon train sur une union possible mais ils ne sont pas encore remontés à leurs oreilles.
Mathilde alias Bibiche pour les intimes est d’un tempérament réservé, voire carrément timide, et ne fait rien pour que ça change. Trente ans, cuistot dans le meilleur restaurant de la ville, elle est amoureuse de Federico mais n’aura jamais le courage de faire le premier pas. Mais ça, c’était avant que Jocelyne, septuagénaire excentrique et propriétaire du petit immeuble où elle habite, recueille deux jeunes migrants, Issa et Pape. Et là, tout part en vrille. De quiproquos en coups du sort, Mathilde va se transformer en véritable tornade, enchaîner catastrophe sur catastrophe, pour devenir à son insu le bras armé de Cupidon.
Peut-on changer de vie en une seule nuit ? Avec Mathilde, tout est possible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les prédateurs

Les prédateurs

Les prédateurs, ( The Hunger, la faim, en anglais ) premier film de Tony Scott, sort sur les écrans en 1983.

Quatre ans après le phénoménal « Alien », réalisé par son frère Ridley.

Si ce dernier est un film de pure science-fiction, Les prédateurs se frotte au vampirisme dans le New York contemporain. Il voit la rencontre de deux monstres sacrés : Catherine Deneuve et David Bowie, au sommet de leur gloire respective. Le film rencontre un assez bon succès commercial et critique (Festival de Cannes) et assied définitivement le statut de David, l’acteur. Le film est tiré du roman éponyme de Whitley Strieber. Auteur fort intéressant au demeurant.

La musique est supervisée par Michel Rubini, compositeur et pianiste de formation classique, qui a réalisé quelques autres bandes originales de film (Manhunter de Michael Mann en 86) C’est aussi un musicien qui vient du célèbre label musical Motown, il a travaillé avec Sinatra, excusez du peu…

C’est une très belle musique d’inspiration classique avec des passages tristes et romantiques sur des extraits réarrangés du trio en E flat opus 100 de Frantz Schubert. Le mariage entre cette mélodie mélancolique et les magnifiques images de la scène finale dans laquelle Deneuve se bat avec les spectres au milieu des voiles et des pigeons est particulièrement fort et marquant. Notons aussi un morceau du groupe Bauhaus lors de la scène de la boîte de nuit. Musique froide de rock gothique synthétique représentative de l’époque et qui s’accorde bien avec l’ambiance du film. Globalement, et sans avoir jamais rencontré un énorme succès populaire, cette BOF est d’un excellent niveau en elle-même, et se marie parfaitement avec les images. Le film, quant à lui, a très bien vieilli jusqu’à acquérir le statut tant galvaudé de « culte ». Je dirais qu’il s’agit d’un chef d’œuvre du genre « vampire », voire, peut-être, d’un chef-d’œuvre tout court.

 

 

 

 

 

 

Dénonce ton porc.

Dénonce ton porc.

Si vous vous enquerriez auprès d’un cochon, sur la question : Dénonce ton porc, celui-ci, interloqué, vous pousserait gentiment de son groin. Sans doute, aura-t-il été offusqué par l’emploi de son nom dans ce genre d’affaires.

Steven Spielberg, réalisateur, scénariste et producteur nous a enchanté avec E.T. l’extra-terrestre mais a causé beaucoup de tort aux requins avec « Les Dents de la mer » adapté du roman éponyme de Peter Benchley, publié en 1974 aux éditions Doubleday.

Tant que j’y suis, une petite pensée mordante pour Jean de La Fontaine. Lequel a passé un bout de  son temps à anthropomorphiser de pauvres bestioles qui ne demandaient qu’à rester dans l’ombre de leur abri naturel.

La Cigale et la Fourmi

Le Loup et le Chien

Le Rat de ville et le Rat des champs

Le Coq et la Perle

Fable n° 20

Livre I

Un jour un Coq détourna
Une Perle qu’il donna
Au beau premier Lapidaire.
Je la crois fine, dit-il,
Mais le moindre grain de mil
Serait bien mieux mon affaire.
Un ignorant hérita
D’un manuscrit qu’il porta
Chez son voisin le Libraire.
Je crois, dit-il, qu’il est bon
Mais le moindre ducaton
Serait bien mieux mon affaire.

Badinage mis  à part, pourquoi ou comment cette expression : Dénonce ton porc, a fait son apparition métaphorique  sans comparaison explicite!

En bref, tout est bon dans le cochon sauf ce credo qui lui colle à la peau : Dénonce ton porc !

Malheureusement pour la gent porcine, nous n’avons aucune réponse plausible quand à cette image si ce n’est sa tirelire en forme de bouchon.

Mettre une étiquette aussi lourde à cet animal que celle de « Dénonce ton porc »  relève de la folie du code-barre. J’aimerais vous parler de Scarlett, non pas de Scarlett O’Hara dans : Autant en emporte le vent… mais d’une cochon coach ( une thérapeute) dans les aéroports.Scarlett cochon coach

Mais d’où vient cette expression , sale porc… (cela n’a ni queue , ni tête) mais (dans une conscience non consciente ) on la retrouve dans : Pain, amour et fantaisie, un film du Réalisateur : Luigi Comencini avec, Gina Lollobrigida : Reste polie même un porc peut faire un bon mari.

Une tirelire en forme de petit cochon

Dénonce ton porc

 

Le nacarat de la figurine et le rose tirant sur le rouge du fond ainsi que sur  sa fente à monnaie ancestrale,  s’impose aux regards dans une attitude figée de porcelaine.

Dans l’antiquité , la truie  avait comme « valeur »  symbole de la fertilité.

 



 

Le Mal à La Racine

Le Mal à La Racine

Le mal à la racine – Une enquête du capitaine Alexandra Bertaud, un thriller à cheval sur la France, l’Italie et la Suède.

Le Mal à la Racine

 

Söderhamn, Suède. Le capitaine Alexandra Bertaud supervise pour Europol un vaste coup de filet dans le milieu pédopornographique. Quelques heures après la fin de l’opération, le corps sauvagement mutilé d’un certain Giacomo Orsi est retrouvé dans une villa sur l’île de Skatön. Le même jour, son frère Luca et sa mère Flavia sont assassinés à Bojano, Italie. Bertaud, le commissaire Krister Nygren, chef de la police de Söderhamn et le capitaine Laura Livi de la PJ de Naples, sont chargés de l’enquête. D’autres assassinats suivront en Suède, en Italie et en France. L’affaire Orsi sera une catharsis pour chacun des protagonistes. Bertaud, souffre d’un trouble de la personnalité multiple, Nygren a perdu sa fille et Livi veut venger la mort de son père, assassiné par le clan Orsi. Ils ne le savent pas encore mais chacun d’eux est lié à une vengeance qui prend ses racines trente-cinq ans plus tôt. En commençant par La femme du commissaire Nygren, impliquée dans les meurtres. Laura Livi apprendra qu’elle avait une demi-sœur en Suède et Bertaud que sa mère l’a violée dans son enfance. Trois femmes sont à l’origine de tous ces meurtres. Ann Magnusson nous révélera l’envers du conte.

 

Krister Nygren vit la semaine la plus exaltante de sa carrière. Il sait aussi que dans quelques jours tout retombera comme un soufflet trop cuit. Cette perspective le rend mélancolique, à tel point qu’il aimerait que l’opération foire et que tout recommence à zéro. Mais c’est impossible, et il le sait très bien. Les collègues de Sandarne et de Bollnäs le jalousent et, même si personne n’ose le dire, toutes les forces de police du comté de Gävleborg auraient voulu que ces deux pédophiles habitent leur commune et pas la sienne. Une affaire comme ça, c’est de l’or en barre pour un flic de province, la meilleure façon d’obtenir de l’avancement, une mutation à Stockholm, ou du moins, dans une grande ville de suède. Mais Krister n’en a rien à foutre. Il est né à Söderhamn et ne compte pas quitter la région, quand bien même on lui proposerait un poste mieux rémunéré.
Il se retourne dans le lit et contemple une nouvelle fois le radio-réveil. 02 h 15. La dernière fois, il indiquait 01 h 55. Anita dort à poings fermés. Elle ronfle même, un vilain rhume qui ne passe pas. Il se lève sans faire de bruit et file à la salle de bains, conscient qu’il n’arrivera plus à trouver le sommeil. L’opération débutera à 05 h 00 au poste de police et l’interpellation des deux suspects une heure plus tard.

 

 

 

Salon du livre 2016, Morières les Avignon.

Salon du livre 2016, Morières les Avignon.

Beaucoup de choses à dire et à retenir de ce salon du livre 2016,  Morières les Avignon. Sans doute parce que c’était ma première venue en tant qu’écrivaine et non en tant que simple visiteur.

Salon du livre 2016, Morières les Avignon

Tout d’abord un grand coup de chapeau à Nadia Bergougnoux, auteure et présidente de l’association « Au fil des mots » et à son équipe de bénévoles, ses filles, et cette ambiance chaleureuse où chacun à plaisir à échanger avec son voisin.

Parrain du salon, Jacques salomé auteur, marque de son empreinte en ce 15 octobre, ces quatrièmes Rencontres Littéraires de l’an 2016.

8H30, arrivée à l’espace Folard, (château de Feu, le chevalier Folard) thé, café, viennoiseries, attendent les exposants, premiers contacts et découverte de mon emplacement, bien situé au milieu de l’allée centrale.

Un grand merci à André Aubert, auteur, peintre, illustrateur et voisin de table. Gentilhomme, sur un échange de regards, très hospitalier au demeurant a su  désarmer, séance tenante, ma prestation de débutante en m’offrant deux présentoirs pour caler mes livres « debout » sur le stand que nous partageons. L’activité reprend sans tarder. Nous échangeons nos prénoms. Une  poignée de mains plus tard, je ne résiste pas à lui céder volontiers un peu d’espace pour présenter ses peintures, de magnifiques miniatures provençales.

 

Salon du livre 2016, Morières les Avignon

9 h,  Mise en place de mes romans, Macadam-garrigues et Je suis un Sérial Killer heureux.

Que vous dire à propos de ces deux livres ? À la source du cheminement de l’imaginaire en tant que tel ! Ma plume vous emmène en compagnie de ces deux chiens, Guimauve dans Macadam-garrigues, et  Edy, dans : Je suis un Sérial killer heureux, d’une contrée à l’autre. De l’asphalte marseillais à l’arrière-pays provençal, au sud de la frontière du Lubéron et du pays du Ventoux, une baguenaude philosophique, une valse entre  « le bien et le mal » Lequel l’emportera ?

10H, premiers visiteurs, quelques contacts et puis, l’état de manque de sommeil  se surmonte à grandes  doses de tasses de thé brûlant versées dans des gobelets  en plastique blanc renouvelable. Les cernes balayées à grand  coup de crayon de  maquillage  anti-cerne. Voilà que les visiteurs  de ce salon franchissent en file et trombe l’allée centrale de ce salon.

Salon du livre 2016, Morières les Avignon, suite.

Empathieia ( du grec, sentir intérieurement) avec Valérie Corré, qui débarquait tout juste de Corse.  Tandis qu’elle prenait  place sur son stand, en angle droit avec celui que je partageais… On entendait dehors le silence du midi.  Je ne saurais dire ce qui m’a troublé le plus chez cette auteure de :  Sois  gentille …!  Sa voix,  sa générosité, son combat contre l’inceste. Un sujet qui me tient à cœur. Une belle rencontre  et de longues minutes à parler de son expérience, son combat pour introduire ce sujet tabou dans le milieu scolaire et faire tomber le délai d’imprescriptibilité.

Salon du livre 2016, Morières les Avignon

Magnétique, elle est Valérie et cette femme a gagné quelques combats contre ce douloureux crime qui lacère à jamais le regard de  l’enfant en question. Lequel peut être parfois, souvent, rongé par la honte et la culpabilité dû à son tortionnaire ! Sois gentille …! Où par ma propre expérience… Il m’avait qu’il ne fallait pas le dire ! Ça vous bouffe toute une vie et meurtrie vos entrailles dans leur chair.

Mais la vie continue !

11 h 30, un grand moment d’émotion en ce salon du livre 2016, lors du lâcher de ballons (dans le jardin) dédié à la journée internationale du deuil périnatal. Nadia, émue, a rendu un vibrant hommage à ceux qui n’ont laissé dans la vie de leurs parents qu’une traînée d’étoiles et une vie suspendue aux regrets de n’avoir pu partager autre chose que des souvenirs avec leurs enfants non-nés.

Rendons une dernière fois hommage à nos anges avec la voix de l’une des filles de Nadia. Laquelle chante à micro ouvert, une délicieuse chanson dédiée à la naissance du sens, lequel fait écho au livre de Nadia : Le ventre vide.

S’ensuit un super apéro sévillan avec la troupe de danse Campo Flamenco.

13 h, pause déjeuner sous le grand préau, à l’abri des morsures du soleil automnal et ça repart.

14H, beaucoup de monde se presse autour des stands de ce salon, les conversations vont bon train. Des amis très chers passent me voir, je signe quelques dédicaces, prends aussi le temps de feuilleter romans et bandes dessinées de confrères et consœurs.

Salon du livre 2016, Morières les Avignon, suite.

 

 

Le reste de l’après-midi passe vite. Dix huit heure trente, il est temps de remballer. La météo a été clémente. Lentement le soleil descend vers l’horizon, son couloir de lumière s’amincissant au profit d’un éclairage électrique.  Nous attend le pot de clôture et l’occasion de discuter en cette mi-octobre, en famille adoptive autour d’un verre de vin rouge, rosé ou blanc et de carrés de pizzas. Il est temps de prendre congé pour retrouver mon adorable p’tit Bandit qui attend sagement sa Maman sur le canapé du salon. Oui, il a droit à se vautrer dans les herbes folles du jardin autant que sur les plaids du canapé et du lit le chéri !

Post-scriptum:

La loi du 8 février 2010 avait inséré l’inceste dans le code pénal, non en tant qu’infraction spécifique mais en tant que sur-qualification de viols et d’agressions sexuelles. Il est vrai que toute relation incestueuse envers un mineur est un viol, alors que tout viol n’est pas réellement incestueux.

Le Conseil Constitutionnel ayant été saisi sur cette loi relative à la protection de l’enfant, a été amené, le 16 septembre 2011, a annulé cette disposition considérant que les liens familiaux qui conduisent à ce que des viols et agressions sexuelles qualifiés d’incestueux ne sont pas définis. Le Conseil Constitutionnel veille à ce le principe pénal de définition précise soit respecté. Ce qui ne fut pas le cas en la circonstance.

Il est regrettable qu’il ait fallu attendre trois ans et demi pour que le législateur apporte cette précision en réinstaurant cette atteinte à l’intégrité physique et psychique de la personne.

Pour obtenir la qualification d’incestueux les agressions sexuelles et les viols d’incestueux qu’ils ont commis sur un mineur par un ascendant ; un frère, une sœur, un oncle, une tante, un neveu ou une nièce, si cette personne a sur le mineur une autorité de droit ou de fait ; son tuteur ou la personne disposant à son égard d’une délégation totale ou partielle d’autorité parentale ; ou, le conjoint ou l’ancien conjoint, le concubin ou l’ancien concubin lié par un pacte civil de solidarité

Les cousins sont donc exclus.

L’infraction spécifique d’inceste n’aurait pas apporté un plus en matière pénale et aurait été un frein à l’application rétroactive de cette disposition. C’est pourquoi la préférence à une sur-qualification de viols et d’agressions sexuelles fut maintenue comme en 2010. Ceci étant, on peut se réjouir que la qualification d’inceste figurera au casier judiciaire de l’auteur de ce viol.

Reste qu’il y a surtout ce renversement de la charge de la preuve, au sens où le non-consentement de l’enfant reste toujours à prouver.

 

 

La nuit les emporte déjà!

La nuit les emporte déjà !

Entre recherche et inquiétude existentielle… La nuit les emporte déjà!

On puise dans le passé pour conjurer l’avenir tant et si bien que « la nuit les emporte déjà. »

Voilà comment elle accepta  de traquer « cette chose » . De toute façon, Brigitte était bien décidée à se rendre sur les contreforts du Mont Ventoux pour la débusquer, remonter à sa source et démasquer le véritable coupable. Son suspect se trouvait partout et nulle part, en quelque sorte invisible, il était. Elle irait jusqu’en Italie s’il le fallait pour retracer son parcours. L’empreinte du temps faisait son chemin avec le souvenir, d’un souvenir insensé qui en évoque un autre. Le genre de truc qui transcende le jeu mortel des apparences. « Coupables », ils l’étaient tous, autant que leur silence, murmurait à son oreille une petite voix.

On croit tout connaître de « l’autre » la seule personne que l’on aime, plus que tout, plus que sa propre vie. La mort ou tout autre mesure du même genre « dite » à échelle humaine.  Ce repère temporel qui nous indique que rien n’aurait aucun sens, sans lui, sans elle.

Pourtant…

 —  Elle marchait dans cette petite rue, tentant de reconnaître la maison de son enfance, s’arrêtant devant chacune d’elles. Il n’y avait plus rien, aucun souvenir auquel se raccrocher, si ce n’est le parfum capiteux, presque entêtant des lavandes. La mémoire ne serait-elle rien d’autre qu’un puits sans fond, tombe la torche, sans jamais s’arrêter, elle tombe, toujours plus vite, surgissent des ombres, fugitives… Elle croyait en reconnaître certaines que la nuit les emporte déjà.

Cependant, je ne saurai jamais, à ce moment précis de ma plume, ce qui porte le regard de Brigitte si loin. Encore moins, le pourquoi du comment;  je l’ai appelé Brigitte. Mais j’ai quelques pistes à explorer avant que La nuit ne les emporte déjà.

Au vent emporte le temps…
Il nous surprend assoupit au beau milieu de la nuit, ou d’une sieste d’après déjeuner, lorsque on est réveillé par un bruit familier. Alors  on essaie de le comprendre parce que l’on a pris un peu de « bouteille »,  on tente de l’apprivoiser, ça fait partie de la vie ou de la déconfiture, allez savoir ?

 La nuit les emporte déjà!

C’est un peu l’histoire des poupées Russes !

On imagine à quoi ressemblera la prochaine tout en se rappelant avec nostalgie des précédentes !

La soixantaine n’est pourtant rien d’autre qu’un repère dans le temps, une façon comme une autre de poser cinq minutes ses valises ( pas sous les yeux !) et de réaliser le chemin parcouru tout en se projetant dans l’avenir.

Avant que la nuit ne les emporte déjà ! Un vague parfum d’ail et de basilic flotte dans l’air .

Une tranche de pain aillée, arrosée d’un filet d’huile d’olive agrémentée d’une feuille de basilic feront l’affaire.

 

Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon

Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon

Le Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon fait son cinémaMes pas foulent le sol de l’allée des mûriers. Devant moi se dresse  La Chartreuse, un bel edifice, imposant, presque intimidant.  Le Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon fait son cinéma, mais ici, pas de starlettes, pas d’indics ni de proc. Et pourtant, les victimes se ramassent à la pelle, allongées en pile rectilignes sur les stands des auteurs.

La grille ouverte, menant à La Chartreuse, a été sommairement transformée en une sorte de café théâtre flanquée de son affiche sur fond rouge, comme un avertissement. Le spectacle continue dans les jardins avec des scènes de crimes sur banderoles jaunes, écriture noire .

Le roman noir a planté son décor.

Mes pas glissent de marche en marches jusqu’à l’entrée. Montrer pattes blanches et présenter son sac à main, ouvert, aux agents de la sécurité. Ça ne rigole pas. En tout cas, pas eux.

Depuis 2005, chaque premier week-end d’octobre et ce, pendant trois jours, la ville de Villeneuve lez Avignon invite une cinquantaine d’auteurs de romans noirs à venir rencontrer leur public, transmettre leur passion, dédicacer leurs livres dans les salles, les jardins et les cloîtres de la Chartreuse pontificale du Val-de-Bénédiction, fondée au XIVème siècle. Cette année, le  douzième millésime du Festival du Polar a remporté un joli succès. L’occasion aussi de décerner le Prix des Lecteurs à Colin Niel, pour son polar « Obia », publié aux éditions du Rouergue.

De nombreuses animations parallèles à ce festival du Polar,  sont proposées, tels qu’expositions, jeux, cinéma, ateliers, spectacles, tables rondes.

Une table ronde ayant pour sujet « Le roman noir dans le décor », animée par Hervé Claude, avec Pascal Dessaint, Xavier-Marie Bonnot et Franck Bouysse, a particulièrement retenue, mon attention.

Pascal Dessain dans «Le chemin s’arrêtera là » trouve sa trame dans les laissés-pour-compte de notre époque, la fragilité des êtres et la confusion des sentiments. Sur fond de questions sociales, dans un paysage industriel lourd et moribond, la nature reprend inexorablement ses droits, illustrant la faillite d’un modèle industriel.

Xavier-Marie Bonnot dans « La Dame de Pierre » l’accent est mis sur l’atmosphère taiseuse des gens de la montagnes. Il est question de courage, d’ouverture, de tolérance, d’oser s’accepter soi-même et surtout, d’accepter l’autre tel qu’il est.

Plus que le décor et paradoxalement, ce qui est remarquable chez Franck Bouysse, c’est son style dans son nouveau roman «  Grossir le ciel » . Loin d’être sobre, économe, resserré, comme dans la plupart de ces précédents romans, il nous surprend par son écriture qui apporte de la lumière dans un décor d’une terrible noirceur.

Le roman noir,  une intrigue, une mise en abîme sociétale, mais aussi, et surtout, un décor, personnage à part entière du polar, tout comme la bande originale d’un film est indissociable de ses acteurs.

Festival du Polar-Villeneuve-lez-AvignonAvec « Les mâchoires du serpent » de Hervé Claude, on ne peut s’empêcher de faire le rapprochement entre crimes et pratiques ancestrales aborigènes d’Australie, pays où il vit désormais. Hervé Claude nous dépeint avec une grande acuité le portrait d’une Australie riche de ses contradictions, ultralibérale, conservatrice, violente et pourtant terre d’accueil.

À la suite de cette table ronde, Hervé Claude, a pris mon bras pour m’emmener à la découverte de son nouveau roman: Crystal City.

« Il y a une mine, au nord-ouest de l’Australie, où un meurtre a été commis. Mais ce meurtre n’était qu’un des nombreux symptômes d’une maladie en train de se répandre comme une peste sur tout le pays. »

Le Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon

La section « Illustrés » et BD du Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon fait le plus grand bonheur des petits et des grands.

En signe de reconnaissance, les auteurs dédicacent leurs ouvrages à grands coups de crayonnage pour leurs fans. Les artistes ne lésinent  pas avec leur générosité graphique . Des chefs d’œuvre, leurs dessins croqués sur le vif et personnalisé pour leurs fans. Ils ont un sacré talent ces artistes.

Et pour conclure, j’ai essayé de vous faire partager mon enthousiasme pour cet événement, rendez-vous incontournable des amoureux du polar, et vous incite à venir en 2017 pour la découverte de sa treizième édition du Festival du Polar-Villeneuve-lez-Avignon.

 

 

 

 

 

 

Autour d’une soupe, livres, recettes.

Autour d’une soupe, livres, recettes.

Depuis le fin fond des âges et pour chacun, tout commence autour d’une soupe. Des siècles avant notre notre ère, le bouillon, ancêtre de la soupe préside en nous et en la cuisine de nos aïeux.  Ainsi, l’homme a découvert le feu et le moyen de faire chauffer de l’eau pour y faire cuire des aliments. Toutes les espérances sont promises, un trou dans la terre et des pierres ardentes jetées dans l’eau avec une peau de bête, un estomac, une cuisse. Il en va ainsi des croyances « autour d’une soupe » Alors, conséquemment et de la sorte, l’homme maîtrise la poterie dans l’antiquité, puis l’usage du fer, les chaudrons faciliteront la cuisson des aliments. Ce mode de préparation permettant d’attendrir les viandes, d’en accentuer la saveur par association avec les légumes et les aromates.  Les Gaulois utilisaient le bouillon de cuisson de leurs viandes pour y adjoindre légumes et herbes potagères, prenant ainsi peu à peu le nom de potage.

Autour d'une soupe, livres, recettes.Dés lors, croyances et identité autour « autour d’une soupe », dont l’origine est discutée, (conditionne à notre insu, dés l’enfance, l’usage et la consommation de la soupe) apparaît entre le XIIIème et XVème siècle. Il existe une différence historique et sociale entre la soupe et le potage. La soupe, qui aurait une étymologie germanique, venant du mot franc « sappa » signifiant « tremper » était le plat du pauvre car cela consistait à tremper le pain. Consommée dans l’unique pièce à vivre organisée autour de l’âtre, la soupe constitue l’essentiel des trois principaux repas. Alors que le potage était celui des classes aisées car il était plus onctueux et robuste que la soupe.

Par conséquent, les découvertes des nouveaux continents commencées au XV éme siècle entraînent une importante diversification dans les composés de la soupe. Terme qui regroupe désormais les potages. Les condiments ou ingrédients venant parfois de pays lointains. De plus, le développement de l’imprimerie par Gutenberg en 1492 a permis une large diffusion des ouvrages consacrés au bon usage des aliments.

Autour d’une soupe, les ouvrages ou recueils de recettes se multiplient aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Autour d'une soupe, livres, recettes.

De cette façon, les soupes et potages sont très présents dans la littérature. Scarron , écrivain sous le règne de Louis XVIII fît l’éloge du potage. Massialot, chef cuisinier pour diverses cours, en 1691, dans le « Nouveau cuisinier royal et bourgeois », nous livre une recette de « potage de santé » . Et donc, plus tard en 1861, le chapitre 11 de la « Comédie Enfantine » de Louis Ratisbonne, ouvrage couronné par l’Académie française, se rapporte à la soupe.

Bien sûr, la soupe reprendra tout son intérêt lors des crises économiques, des dernières grandes guerres du XXème Siècle. Dans sa « Cuisine économique et facile » publiée en 1916, L. Marcenay nous donne des recettes simples et peu chères comme le potage au vermicelle à l’eau et au beurre. “Salez de l’eau bouillante, mettez-y du vermicelle que vous laisserez cuire. Ajoutez un morceau de beurre, liez d’un jaune d’œuf et versez.”

Les soupes au gruau de sarrasin ou d’avoine, ou encore la soupe à la bière. En 1918 Auguste Jotterand, auteur suisse, donne dans « La nouvelle Cuisine de guerre » une recette de soupe au maïs roussi.

En conclusion, je vous renvoie à cet excellent article :  L’histoire de la soupe de Bruno Denise. Lequel a inspiré ce billet plus ou moins consciemment …Lequel mis à l’épreuve avec le temps, par toutes sortes d’impressions et d’aparté sur le sujet se maintient .

De digression en divagation et dans un registre beaucoup moins guerrier, je vous propose une version typiquement provençale et vous livre sans façon la recette de ma soupe au pistou.

 

Rentrée littéraire 2016

Rentrée littéraire 2016

Avant de revenir sur ce sujet, un détour par France culture qui met l’accent sur la précarité des auteurs, car en France, seuls une quarantaine d’écrivains vivraient de leur plume, un chiffre à mettre en balance avec les 560 romans et recueils de qui paraîtront entre la mi-août et la fin octobre (Livres Hebdo.)

Rentrée littéraire 2016, quelle histoire raconte cette nouvelle saison? 

Ma préférence va pour : Le Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo, qui aborde la rudesse des rapports humains tout en dénonçant la domination des hommes sur les bêtes . Lauréat du « Premier prix » du jury de L’île aux Livres/ La Petite Cour. Mais attendons les autres récompensés. Récompense, un bien grand mot, peut-on à ce juste titre consentir à tous les sacrifices. Sainte Ligne éditoriale oblige, pas vraiment, il s’agit d’un choix précaire en l’apparence. Celui du verbe incarné à travers un texte. Et peu importe ce que peut en dire votre psy. Si toutefois, vous êtes abonné à l’un d’eux ! Ainsi je ne nommerais celui-ci et son incontournable succès au cinéma.

Anguille sous roches, premier roman d’Ali Zamir, jeune auteur de 27 ans de l’archipel des Comores, encensé par une critique quasi-unanime qui fait l’éloge de cette histoire de jeune fille pas sage, de passage, de traversée et de passeur : Un diamant pur, assourdissant de talent (Le Point) éclatant (Marianne), singulier (AFP), prose vertigineuse, sensuelle et révoltée (Le Monde) étonnant et dépaysant (FNAC), roman aussi étourdissant qu’envoûtant ( leslibraires.fr ) et pour d’autres, une puissance époustouflante, une langue à la fois inventive et précise, un rythme et un souffle… Le fond de ma pensée : son écriture tient d’une intelligence scénique et dramaturgique éblouissante !

Chacun y va de sa plume pour mettre en valeur sa sélection.

Dans ce tour d’horizon, certains font une place de choix à Chloé Delaume avec Les sorcières de la République,  racontant à l’aune des Présidentielles, l’arrivée au pouvoir du Parti du Cercle, émanation d’une secte féministe qui a pour souhait ; compenser quelques millénaires de domination masculine, entre liberté et parité.

Enfin, dans un autre registre, la bande dessinée, Les Culottés de Pénélope Bagieu est souvent citée. Deux tomes d’histoires de femmes battantes.

Rentrée littéraire 2016

 

Pour conclure, si chacun (e)  avait le temps et le budget, on aimerait bien, au fil des saisons lire les nouveautés de la Rentrée littéraire ! Heureusement il y a le format E-book, plus accessible, pour se faire plaisir sur « Liseuse ».