Les cahiers Jean Vilar Avignon.

Les Cahiers Jean Vilar sont disponibles à la Maison éponyme en Avignon.

Les cahiers Jean Vilar

Les cahiers Jean Vilar sont recentrés sur l’essence même du théâtre et du festival d’Avignon.

Qu’est ce qui nous fascine dans Les cahiers Jean Vilar… qui fait que telle œuvre de théâtre plutôt qu’une autre nous arrête et qu’on ne peut en détacher son regard?

Peut être le simple fait de se confronter à des chefs-d’œuvre d’auteurs populaires. Shakespeare fut l’un de ceux-là. Perspectives Shakespeare. Cahiers Jean Vilar 117.

Les Cahiers Jean Vilar

Olivier Py,  Moi, directeur du festival d’Avignon  « dans la totalité de la possibilité théâtrale »

Les Cahiers Jean Vilar, anciennement dénommés les cahiers de la Maison Jean Vilar, initiés en 1982 par Paul et Melly Puaux, étaient un simple feuillet associatif qui s’est développé en revue. Celle-ci constituée de dossiers thématiques composés d’analyses, d’entretiens, d’enquêtes.

Les informations, y figurant, se concentrent sur l’aventure du théâtre populaire, les thèmes majeurs du spectacle vivant au regard de l’actualité. Y sont traitées des questions du théâtre public, de sa responsabilité sociale, politique, éthique, en lien étroit avec le Festival d’Avignon d’hier et d’aujourd’hui. Jean Vilar voulait faire du théâtre un service public. Les acteurs, les metteurs en scène, et quelques analystes y abandonnent toute posture.

Quand au spectateur, visiteur, amateur de théâtre, il entre dans la Maison Jean Vilar pour découvrir de nombreux détails scénographiques, insoupçonnés, jusque là.

Il suffit d’emprunter scéniquement les marches de l’escalier pour passer d’un univers à l’autre sans perdre une miette de ces précieux cahiers, lesquels peuvent périodiquement réinventés la la langue de Shakespeare en l’adaptant aux évolutions d’un langage en perpétuel changement.

La salle des accessoires et des costumes, exposés, pour leur valeur scénique est conçue telle une grande étape. Un voyage à travers les époques, les faits et personnages mis en scène, invite à un dialogue avec le visiteur.

La salle des extraits de théâtre numérisés, projettent sur les murs d’une chambre noire et plafonds rénovés, façon contemporaine, son et lumière évocateur, dédiés à l’héritage culturel «  être ou ne pas être »

 De la place du Palais des Papes et sa cour d’honneur, berceau du Festival classé au patrimoine mondial de l’Unesco à celle de L’Horloge ou siège l’Opéra-théâtre qui ponctue les saisons de musique et de danse en passant par la place Pie. Ne pas s’arrêter, surtout pas. Et de poursuivre sur ce ton d’autodérision, avant-gardiste « to be or not to be » 

Les cahiers Jean Vilar

La cahiers de la maison Jean Vilar entretiennent la mémoire du plus grand festival des arts vivants: Le Festival d’Avignon. Depuis sa création et sa mise en scène en 1947 sont archivés dans cette lieu, tous les programmes, articles de presse, affiches, photographies et documents audiovisuels du In et du Off. Le panel est très large. Cela concerne aussi bien le théâtre que la danse, le cinéma, l’art clownesque, les marionnettes, les mimes, etc. De nombreux documents sont numérisés afin de ne pas altérer les originaux facilitant la recherche par auteur, thème, événement, ou date. Les étudiants, notamment ceux qui ont choisi le cursus patrimoine et archives historiques, y trouveront leur bonheur.

Jean Vilar, l’enfant de Sète, artiste protéiforme, a consacré sa vie au théâtre, et à sa mise en scène en Avignon. Il n’a eu de cesse de le démocratiser et d’aller à la rencontre de son public.

En 1971, son cœur murmura à notre oreille, un « Je vous aime, mais je pars ». Ses cahiers sont le fil ténu d’une tradition qui perdure.

 

Avignon en scène : Vilar, Shakespeare.

Avignon en scène :  de Vilar à Shakespeare.

un théâtre d’auteurs à la découverte d’Avignon en scène.

Amis touristes, amoureux des arts, Avignon en scène est l’objet d’une balade photographique et poétique à travers ses rues pavées. Ô combien, attachantes. 

Dans les rues de  la cité des Papes, se mettre en pilote automatique, porté par l’ambiance festive, les parades et la distribution de tracts par les artistes. La musique du théâtre bat son plein, ne vous lâchant pas d’une semelle, d’un jeu d’artiste à un autre, d’une ruelle à une autre.

La dilution de « soi »  s’immisce dans un battement de cil vibratile, dépeignant les souffrances de l’amour, les douleurs de la passion. Les insomnies, les jours interminables et ses nuits peuplées de songes propre au théâtre. Et pas que !

Avignon en scène

Avignon en scène, siège de la papauté perpétue sa tradition des arts vivants depuis 1947. Certes, mais serait-ce à cause de Shakespeare ? Sans doute. Le soleil d’été joue à cache-cache avec les centaines d’affiches suspendues à vos zygomatiques pour y mettre un zeste de comédie.  Coquetteries se profilant à l’ombre des meurtrières des fenêtres du Palais des Papes.

Avignon en scène suggère, n’impose pas, ouvre à travers son festival des chemins en chacun, nous permettant de penser hors du langage.

Que nous révèle le festival d’Avignon, vaste et vertigineuse question.

Dans la rue ou dans les  salles, il y a toujours de belles découvertes à faire.

Le nombre de pièces de théâtre ne cessant d’augmenter, il est sage de réserver le ou les spectacles à la cour d’honneur bien avant que ne débute la saison. Il faut laisser du temps au temps pour aérer, chasser la poussière dans les salles réservées à un spectacle qui se monte tant dans le IN que dans le Off, lequel continue jusqu’au 30 juillet. Le IN tirant le rideau le 24.

 

Avignon en scène

Avignon sans son festival, et sa fontaine de la cour du Cloître saint Louis, absolument inconcevable .

To be or not to be touche au cœur l’intention et l’attention à être ou ne pas être porté par la voix d’un acteur. 

Sacré conteur, sacré Shakespeare, sacré  Vilar, sacré festival, sacrée Cité papale.


Avignon en scène

La rencontre d’Avignon  avec la scène artistique, une fenêtre  ouverte sur la vie par la voix du théâtre.

Par plus plaisir, certains artistes peuvent grimper la hauteur des murailles du palais des papes,  silencieusement,  en chaussons de danseuse, s’excusant jusqu’à la dernière ogive de troubler le calme de cette vénérable demeure. Défi relevé haut la main, les pieds incrustés dans les interstices entre deux pierres d’escalade.

Et si on allait siroter  une limonade ou une citronnade !

Intra-muros, si les vieilles pierres pouvaient parler du théâtre d’auteurs, elles déclameraient du Shakespeare ou du Tchekhov.

De la cour d’honneur du Palais des Papes à La maison Jean Vilar, de la Place des Corps saints au Cloître saint Louis, s’invite le théâtre,  celui de l’élite, et l’autre, dit populaire.

La sécurité est bien dés fois mise à l’épreuve, par conséquent, un simple malaise vagal, un étourdissement dû à une émotion intense ou à la chaleur du septième des douze mois de l’année pendant un spectacle est prise en charge, séance tenante par l’un des médecins bénévoles. Toujours au moins deux à La cour d’honneur.

En conclusion, je défie quiconque d’être à leur place, si ce n’est à l’ombre du feuillage, alchimie de ces arbres  quittant les zones du savoir  pour celles de la sensibilité.